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08 Jul 2021

Sommet international sur la RSE : d’Almeida Dossou dit tout sur le Togo

Sur les canaux multimédias, se déroule depuis mercredi un sommet international sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Représentant le Premier ministre, Victoire Tomegah-Dogbe, la ministre togolaise en charge du développement à la base y a partagé jeudi l’expérience du Togo en la matière. Myriam d’Almeida Dossou a aussi parlé des 3 actions prioritaires qui seront menées dans les mois à venir pour que toutes les entreprises, qu’elles soient locales ou internationales, jouent leur partition.

L’objectif de ce sommet entre l’Afrique, la France et l’Europe, est de contribuer à mettre la responsabilité sociétale, l’inclusion, l’économie sociale et solidaire, l’investissement socialement responsable, l’impact et les ODD au cœur du développement.

Sur l’inclusion et l’économie sociale et solidaire

A ce propos, la ministre a partagé l’expérience que le Togo a avec le programme Novissi. Elle a aussi fait allusion à la mobilisation de 15000 artisans pour la fabrication de masques.

« Le programme Novissi visait à soutenir tout citoyen togolais éligible ayant perdu son revenu en raison de l’adoption des mesures de riposte contre le coronavirus. Il est destiné à se poursuivre pour continuer à soutenir grâce au digital les populations vulnérables », a-t-elle déclaré.

Ce programme, à l’instar d’autres, selon elle, a contribué à la résilience des populations vulnérables et favorisé la riposte sanitaire et ses conséquences sur ces populations.

Au Togo, dans le cadre de la lutte contre la pandémie à coronavirus, près de 15000 artisans ont été mobilisés par le gouvernement à travers leur organisation pour la production de 13 millions de masques, ce qui a réduit l’utilisation des masques chirurgicaux.  

La ministre d’Almeida Dossou reconnaît que l’exode rural est l’une des plus grandes plaies des populations togolaises, aux cours des dernières décennies. Ses conséquences sur l’emploi et l’employabilité des jeunes dans les villes ne sont plus à démontrer.

« Au Togo, nous avons choisi le développement endogène. Pour éviter que cette brave jeunesse ne construise ses rêves qu’autour des capitales, le ministère du développement à la base crée au sein des communautés à la base dans les villages, un écosystème qui respecte leur environnement et les établit dans un modèle de transformation socioéconomique positif », a-t-elle marqué.

Selon elle, le Togo veut bâtir son développement sur ses atouts, l’agriculture. Et ce sera à travers une agriculture moderne basée sur la carte de fertilité des sols. Au gouvernement, on estime que la création de zones agricoles aménagées (ZAP) permettra de créer des emplois dans les zones rurales et encourager aussi l’agriculture biologique, une agriculture qui préserve la nature.

« Il y a une réserve de choses à faire et il n’est pas possible de s’arrêter en si bon chemin. Briser la dichotomie public-privé et fédérer les acteurs autour d’engagements collectifs pour plus d’inclusion et l’atteinte des ODD, c’est notre leitmotiv », a annoncé la ministre.

Sur la RSE proprement dite

Au Togo, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) n’est pas un nouveau mot. Certes, si des efforts sont déjà faits en la matière, le gouvernement, dit la ministre, fait tout pour que la RSE ne soit plus une option. Pour ce faire, 3 actions prioritaires vont être menées dans les mois. Il s’agira de créer les conditions d’affaires favorables au développement de l’économie solidaire, de créer un cadre de développement de la RSE et de renforcer le secrétariat administratif chargé de la RSE.

« Qu’elles que soient locales ou internationales, les entreprises doivent jouer leur partition et nous voyons certaines le faire assez bien. Nous sommes convaincus qu’aucune activité humaine ne peut prospérer durablement, quel que soit le niveau d’investissement, de technologies, de productivité, si la majeure partie de la population n’a pas la capacité de consommer et de s’insérer dans cette économie », a-t-elle indiqué.

Et la jeunesse, qui représente la plus forte tranche dans la population togolaise, promet-elle,  trouvera sa place dans cette stratégie.

« Les programmes conçus en partenariat avec le secteur privé à son intention, doivent être capables de faire rêver grand le Togo. L’Etat ne peut et ne veut pas faire tout, tout seul. C’est donc ensemble entre Etat responsable et entreprises responsables et société civile dynamique que nous allons continuer la bataille de l’inclusion », a-t-elle souligné.

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