28 Aug 2019

Folly : ‘une 4ème candidature de Faure Gnassingbé ne dépend plus que de lui-même’

En 2020, la candidature de Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, ne dépend plus de personne que de lui-même. C’est ce que déclarait mercredi sur une radio locale un responsable de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise (C14). Une position radicalement opposée à celle que défendait entre 2017 et 2018 le même regroupement politique. Pour ce responsable de parti politique, c’est le contexte législatif actuel créé par une Assemblée nationale ‘de service’ qui permet à Faure Gnassingbé d’être candidat à la présidentielle de 2020.

Cependant, dira-t-il, il appartient à l’opposition démocratique de l’empêcher de passer du statut de candidat à celui d’élu. Ce message, Antoine Folly a semblé l’adresser à tous les Togolais, et surtout aux partis politiques d’opposition qui ont quitté, au lendemain des élections législatives du 20 décembre 2018, la barque de la C14.

Il s’agit entre autre de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre, du Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam et du Comité d’action pour le renouveau (CAR) de Me Yawovi Agboyibor. Et pourtant, depuis quelques mois, le leader du PNP, de son lieu d'exil, ne cesse de lancer un appel à tous les Togolais, y compris à l'opposition, pour que des comités soient formés en vue d'empêcher la prochaine candidature de Faure Gnassingbé. 

L’heure, selon le délégué général de l’Union des démocrates socialistes du Togo (UDS-Togo), est à l’union des forces démocratiques. « Si nous faisons autre chose, si nous refusons de reconnaître que c’est en bloc que nous devons affronter ce régime, nous aurons les mêmes résultats», a-t-il prévenu mercredi sur Victoire FM, ajoutant que même si M. Gnassingbé est candidat pour une 4ème fois, le rôle de l'opposition est de tout faire pour qu’il n'ait pas de 4ème mandat .

Allusion est ainsi faite à la débâcle électorale des partis de l’opposition togolaise face à un pouvoir plus que jamais ragaillardi par des résultats officiels des élections municipales, les premières organisées depuis 32 ans.

Selon Antoine Folly, l’opposition a perdu et a fait perdre les Togolais. Le contexte, a-t-il précisé, est tel que le pouvoir et ses alliés auront la presque totalité des mairies, du nord au sud. Même sur les 13 communes du Golfe et d’Agoè-Nyivé, c’est à peine que les partis d’opposition, par le jeu d’alliance, s’en sortiront avec une mairie.

« Nous sommes dans la situation d’un malade qui doit se faire soigner pour guérir. Quelles que soient les conditions, nous devons continuer à nous battre pour qu’en 2020 l’alternance se réalise », a-t-il lancé à l’endroit de ses camarades de l’opposition.  

Il n’a pas manqué de reconnaître que ce sera difficile. Mais somme toute, soulignera-t-il, l’union se trouve être la panacée.

Read 813 times
Facebook Google Plus Twitter LinkedIn
Top
We use cookies to improve our website. By continuing to use this website, you are giving consent to cookies being used. More details…