ADS
14 Dec 2020

Chez Boukpessi, la décrispation du climat politique prend le pas sur le sujet du jour

Le gouvernement togolais veut organiser des élections régionales en 2021. Le ministre en charge de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi a rencontré lundi les acteurs politiques du pouvoir comme de l’opposition. Objectif, recueillir leurs avis sur l’organisation de ces élections. Si les discussions ont eu lieu, malgré le boycott du Parti national panafricain (PNP) et des partis membres de la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK), on note qu’une question autre que celle de l’élection s’est invitée aux débats.

A ces discussions initiée par le gouvernement, ont répondu présents plusieurs partis politiques, notamment le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), l’Union des forces de changement (UNIR) l’Alliance nationale pour le changement (ANC), le Comité d’action pour le renouveau (CAR), l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et bien d’autres partis politiques.

Le parti au pouvoir, sans étonnement, se dit prêt à de nouvelles élections. « Nous sommes dans un processus de décentralisation. Nous avons organisé des élections communales. Le parti UNIR se tient prêt à aller à des élections », a déclaré Aklesso Atcholi, secrétaire exécutif de UNIR.

Les conditions ne sont pas remplies pour des élections, ont dit plusieurs partis de l’opposition, chacun dans son style.

Tout en saluant cette rencontre qui, selon Patrick Lawson, va dans le sens défini par l’ANC lors de son conseil national du 10 octobre dernier, il faut des préalables.

« Nous ne participerons pas à des élections s’il n’y a pas des discussions préalables pour assainir le cadre électoral et le climat politique », a lancé le premier vice-président de l’ANC.

Le CAR se fera beaucoup plus clair. « En vue de la décrispation de la vie politique et l’apaisement dans le pays, le CAR demande la libération des 2 responsables de la DMK, Kafui Adjamagbo Johnson, Gérard Djossou ainsi que tous les autres détenus politiques », a souligné Yendouban Konlani, le 1er vice-président du CAR.

Il a ajouté  que les discussions ouvertes doivent permettre de régler tous les problèmes sociopolitiques qui, selon lui, sont les « sources des crises à répétition que connaît le Togo au lendemain de chaque élection ».

Dans un communiqué, le CAR ajoute que Payadowa Boukpessi a pris note des différentes observations et a promis rendre compte au conseil des ministres.

Les FDR ont opté pour la même allure plus ou moins claire.  « Il y a trop de problèmes aujourd’hui concernant les élections. Si on veut sortir de ce guêpier, il faut s’asseoir pour parler véritablement de ce qu’on doit faire pour organiser véritablement des élections dans ce pays », a fait savoir au ministre, Me Dodji Apevon.

Read 1126 times
Facebook Google Plus Twitter LinkedIn
Top
We use cookies to improve our website. By continuing to use this website, you are giving consent to cookies being used. More details…